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Mobil’Aude : arriver et s’inscrire dans le patrimoine audois

Horaires : 17h30-21h

Les activités 1-2-3 sont tenues en parallèle, entre 17h30 et 19h30. L’activité 4 a lieu à partir de 19h30.

Lieu : Archives départementales de l’Aude, 41 Avenue Claude Bernard, 11 855 Carcassonne.

Institution organisatrice : Archives départementales de l’Aude.

Intervenants : Service éducatif des Archives de l’Aude, Thierry de Capella, Emilie Arfeuil.

Activité 1 : « Exister pour travailler. Le trafic de faux papiers »

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, quinze types de cartes coexistent en théorie. Formant en 1939 un carnet cartonné de 19 pages, les cartes d’identité sont distinguées principalement par leur couleur.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, la France voit un afflux de réfugiés conséquent. Nombreux sont ceux qui se munissent de faux papiers, achetés auprès de compatriotes, pour pouvoir travailler et vivre dans ce pays d’accueil.

Dans la salle du Service éducatif des Archives de l’Aude, les participants seront confrontés à des documents d’archives : faux permis de travail de travailleurs étrangers, fausses cartes d’identité.

Les techniques utilisées par les archivistes pour déterminer l’originalité d’un document d’archive seront présentées. Au terme de cette activité, les participants seront invités à fabriquer eux-mêmes une fausse carte d’identité.

Carte d’identité professionnelle (Source : AD11, 89W185_1)

Activité 2 : « Ecrire pour survivre. Paroles de réfugiés »

En 1939, à l’issue de la guerre civile, des milliers de républicains espagnols fuirent leur pays pour se réfugier en France. Des camps de réfugiés furent hâtivement créés. Dans l’Aude, ce fut le cas à Bram, Couiza-Montazels et Montolieu.

Afin d’entrer dans l’univers de ces hommes et femmes internés dans ces trois camps, les participants seront invités à déambuler dans la salle de lecture où seront présentés des documents d’archives de ces réfugiés. Cette rencontre s’effectuera au son de la lecture de lettres écrites par ces hommes et femmes. Une exposition de photographies prises dans les camps complètera cette activité.

Le camp de Bram (Source : AD11, 2 Fi 819/54)

Activité 3 : L’exposition « Sang mêlé » d’Emilie Arfeuil, photographe

Ce projet, issu d’une résidence en terre audoise, vise à remettre au visible la complexité des origines qui composent la population française. En mettant en valeur la singularité des identités plurielles, le projet révèle comment petites et grandes histoires amènent à la construction d’un territoire et invite le public à porter un regard nouveau sur sa ville et ses habitants.

En prenant la forme d’une étude ethnologique de la mixité des populations du territoire, ce projet mêle recherche documentaire et mise en scène participative. Chaque participant est amené à composer avec l’artiste un portrait mis en scène, à la manière d’un tableau qui réunit les différents symboles de son identité.

À travers les parcours singuliers de ses habitants, c’est une géographie sociale du territoire qui se dessine en filigrane : le projet tente ainsi de rendre visible la complexité des identités qui composent la population, et la façon dont petites et grandes histoires amènent à la construction d’un « territoire-monde ». En mettant en valeur « l’unicité-diversité », le projet vise à créer une mémoire de la ville. À travers une enquête photographique qui amène à la célébration des différences de chacun, à sortir des carcans et des amalgames, le projet invite le public à redécouvrir sa cité et ses habitants et à accueillir un regard nouveau sur ce /ceux qui les entoure(nt).

Activité 4 : « Racontage »

« Les légendes se retrouvent sur tout territoire, car elles permettaient de donner un cadre précis à un territoire de vie. Travailler sur le légendaire peut ainsi permettre d’aller vers de la transmission intergénérationnelle et, de plus, la légende est le récit oral le moins complexe à réinventer. » (Thierry de Capella).

Terre d’accueil, terre d’asile, terre de passage, l’Aude a nourri ses contes des histoires et légendes arrivées dans les bagages de ses voyageurs. Le conteur Thierry de Capella propose de revenir sur les racines des contes audois et comment ces derniers ont eux-mêmes alimenté d’autres récits d’ici et d’ailleurs.

Lieux et types de manifestation