Résistance(s)

Manifestation reportée en 2022

Horaires : 18h-22h

Lieu : Fort du Vert-Galant, 59118, Wambrechies

Institutions organisatrices : Université de Lille, IRHiS (Institut de recherches historiques du Septentrion, UMR 8529), Mairie de Wambrechies, Association Cultures Nouvelles

Intervenants : Intervenante 1 : Aurore Chéry (LARHRA) Discutant : Benoît Carré (IRHiS) Intervenant 2 : Sébastien Landrieux (IRHiS) Discutant : Mathieu Monoky (IRHiS) Intervenante 3 : Catherine Astol (IRHiS) Discutant : Aurélien Dubuisson (CHSP) Intervenant 4 (sous réserve de confirmation) : Paolo Stuppia (CESSP) Discutant : Aurélien Dubuisson (CHSP)

Grand public (adultes)

Cet événement prendra la forme d’une table-ronde nocturne regroupant quatre intervenants : trois docteurs et un doctorant. Ceux-ci viendront présenter des aspects de leurs travaux scientifiques au grand public. La table-ronde sera découpée en deux sessions. Chaque présentation (20 min) sera suivie d’un temps d’échange avec un discutant (10 min). À la fin de chaque session, le public disposera de 15 min pour adresser ses questions aux deux intervenants qui se seront exprimés.

La thématique choisie est celle des résistances et de leurs modalités : résistance à l’ordre politique par l’écrit, par la violence ou par la sexualité ou encore résistance à l’ordre sexuel lui-même, du XVIIIe siècle au tout début du XXIe siècle. Pour aborder ces thèmes, la table-ronde donne la parole à plusieurs chercheurs en histoire (trois docteurs et un doctorant) dont les travaux ont, pour la plupart, fait l’objet d’une publication. C’est le cas pour Aurore Chéry (L’intrigant. Nouvelles révélations sur Louis XVI, Flammarion, 2020), Catherine Astol (Le genre de la Résistance. La Résistance féminine dans le Nord de la France, Presses de Science-Po, 2015) et Paolo Stuppia (2006 : une victoire étudiante ?, Éditions Syllepses, 2020).

La première session, intitulée « Sexualité, politique et société » sera consacrée aux résistances par les pratiques sexuelles. Aurore Chéry viendra présenter ses travaux consacrés à la sexualité au XVIIIe siècle et s’attardera sur la sexualité de Louis XVI comme outil de résistance passive face à l’alliance franco-autrichienne de 1756. Sébastien Landrieux, quant à lui, nous dévoilera les aspects concrets des pratiques homosexuelles dans le Nord au cours du XXe siècle en exhumant des lieux oubliés de l’espace urbain.

La seconde session, intitulée « Prendre les armes ou prendre la plume » reviendra sur des formes de résistances plus classiques mais à travers des angles souvent peu connus du grand public. Catherine Astol fera ainsi le point sur la place des femmes dans les mouvements de Résistance dans le Nord de la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Paolo Stuppia nous présentera enfin les résultats de ces travaux consacrés au mouvement social de 2006 contre le CPE à travers une analyse des tracts diffusés à cette époque.

La discussion avec chacun de ces chercheurs sera animée par Benoît Carré, docteur en histoire moderne, spécialiste du XVIIIe siècle, Mathieu Monoky, docteur en histoire contemporaine, spécialiste des subcultures au XXe siècle et Aurélien Dubuisson, doctorant en histoire à Science-Po, spécialiste de l’histoire des groupes armés au XXe siècle. L’objectif de cette table-ronde n’est pas de livrer des communications scientifiques inédites mais de s’octroyer un temps de partage avec un public non académique hors des murs de l’université afin de diffuser un savoir historique rigoureux mais méconnu, portant sur l’histoire locale et nationale.

Cet événement permettra également de valoriser un lieu d’histoire et de mémoire. La configuration du Fort du Vert-Galant permettra en outre d’imaginer une table-ronde en plein air, ce qui facilitera le respect des gestes barrières et des normes sanitaires en vigueur.

Lieux et types de manifestation