Horaires : 17h-18h30
Lieu : Musée Napoléon, 34 rue de l’Ecole Militaire, 10500 Brienne-le-Château. voir le site institutionnel ici.
Organisation : Gilles AUBAGNAC, Conservateur (H) du patrimoine, chargé de mission auprès du musée Napoléon.
Intervenants :
Programme : L’épopée napoléonienne est généralement centrée autour de l’Empereur mais aussi, de manière plus large sur la Grande Armée composée de centaine de milliers de soldats. Ces hommes et quelques femmes, pour la plupart anonymes, ont parcouru l’Europe et vécu des batailles aussi emblématiques que traumatisantes. Loin des leurs, ils ont dû se créer une nouvelle famille au sein de l’armée. Avec l’aide d’objets et d’œuvres issus des réserves du musée, il est proposé de partir à la rencontre du quotidien de ces hommes.
Détail de la manifestation :
« J’ai fait mes plans avec les rêves de mes soldats endormis. »
Napoléon n’aurait pas pu conquérir l’Europe seulement avec son talent de stratège et de tacticien ; il le savait bien comme le laisse penser cette citation apocryphe. Dans cette épopée napoléonienne – et donc au-delà de l’histoire – le soldat en tant qu’humain est souvent oublié, simplement intégré sous le terme « Grande Armée ». Pour autant, ces hommes, venus tous horizons de France et d’Europe et de toutes conditions sociales, sont les acteurs indispensables de cette période, en première ligne. Ils sont les bras et les jambes de la tactique napoléonienne et des longues en marche, en Italie, en Espagne, en Allemagne jusqu’à Moscou… Ils sont craints et même réputés invincibles. Toutefois, derrière cette image glorieuse se cache avant tout des hommes, anonymes, qui ont tout quitté volontairement ou non, pour intégrer cette armée. Loin des leurs, ils ont dû apprendre un nouveau métier, de nouvelles habitudes, un nouveau langage parfois, jusqu’à créer des liens indéfectibles avec leurs frère d’armes.
Il est proposé de partir à la découverte de la vie quotidienne de ces soldats en s’appuyant sur les œuvres du musée, mais aussi d’objets sortis des réserves à cette occasion ainsi que d’éléments de reconstitution qui permettront aux visiteurs de toucher et de manipuler les objets. En effet, les collections de musée, dans leur vitrine, ne permettent pas cette préhension physique qui permet aussi de s’approprier et de comprendre l’histoire, au-delà des livres et des films. Trois mannequins – un jeune soldat « Marie-Louise » et deux fantassins – portant des reproductions des uniformes permettront de voir de près et de toucher la tenue et ses accessoires.
Nous présenterons aussi une reconstitution à l’identique d’un havresac de fantassin chargé au poids règlementaire de l’époque afin que le visiteur se fasse une idée, physique, de ce que représentaient de longues étapes à pied de 40 km par jour. Une reproduction de fusil de type 1777 ou AN IX permettra de saisir ce qu’était l’arme du fantassin, son poids, son encombrement. Les petits objets du quotidien – gamelle, gourde, plat d’étain, couverts – seront pour certains manipulables par le visiteur. Ces ensembles seront placés dans le parcours permanent et mis en dialogue avec les œuvres et objets patrimoniaux présentés dans le musée.
Une médiatrice mettra en relation le parcours permanent du musée avec ces différents objets.
Chaque visite durera une vingtaine de minutes pour de petits groupes d’une douzaine de personnes.