Horaires :
Lieu :
Organisation : École d’Histoire de la Sorbonne (UFR 09).
attention réservations obligatoires : les personnes n’ayant pas leur carte permettant d’entrer sur le site devront s’inscrire à l’adresse : nocturnes.histoire.mesopotamie@gmail.com
Intervenants : Brigitte Lion, professeure d’Histoire ancienne de la Mésopotamie
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et les étudiants de M1 et M2 en histoire du Proche-Orient.
Programme : L’histoire commence en Mésopotamie, et les ennuis aussi : les honnêtes gens y sont – déjà – victimes de filous et d’escrocs. On découvre leurs méfaits dans le riche corpus des sources cunéiformes, particulièrement dans les textes narratifs que sont les lettres et les procès. Les étudiant.e.s du master Histoire et Anthropologie de l’Antiquité de l’Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne, spécialisé.e.s en histoire de la Mésopotamie, présenteront des exemples de criminalité petite ou grande, qui peut s’exercer au détriment du voisin, du roi, et même des divinités.
Détail de la manifestation :
Les étudiant.e.s du master Histoire et Anthropologie de l’Antiquité de l’Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne, spécialisé.e.s en histoire de la Mésopotamie, ont choisi de présenter, pour les Nocturnes de l’Histoire, des exemples de criminalité petite ou grande, en fonction de leurs (mauvaises) fréquentations rencontrées au fil de leurs mémoires, de leurs lectures, des cours et TD d’histoire et d’akkadien, et de leurs curiosités.
L’histoire commence en Mésopotamie, et les ennuis aussi : les honnêtes gens y sont – déjà – victimes de filous et d’escrocs. On découvre leurs méfaits dans le riche corpus des sources cunéiformes, qui couvrent trois millénaires. Les textes narratifs que sont les procès et les lettres sont nombreux surtout aux IIe et Ier millénaires av. n. è. Les procès exposent les circonstances des délits, consignent les dépositions des témoins et les réponses de la personne mise en cause, et notent la condamnation, la tablette étant finalement remise à la partie gagnante. Les lettres rapportent les problèmes aux autorités, parfois sous la forme de lettres de dénonciation. La malhonnêteté s’exerce au détriment des voisins, que l’on cambriole de jour ou, plus grave, de nuit, et que l’on tue à l’occasion ; aux dépens du souverain, lorsqu’on détourne le grand commerce ou qu’on rançonne les marchands ; et même contre les divinités : deux canards de la déesse Inanna d’Uruk, sauvagement tués, en ont fait les frais.
Les étudiant.e.s replaceront ces crimes et délits dans leur contexte social, économique et politique, parfois très éloigné du nôtre, pour faire découvrir au public quelques aléas de la vie quotidienne en Mésopotamie. Les sources permettent en effet de faire une histoire « d’en bas », qui ne s’écrit pas seulement à partir des inscriptions royales. Cela est vrai en particulier pour l’histoire du droit, connue par quelques célèbres recueils de lois royales, mais aussi par cette documentation du quotidien. Ils et elles envisagent même, tant la liste est longue, de dresser un « top 10 » des personnages qui leur ont paru les plus détestables.