Graffito des fouilles de l’Alcazar à Marseille –  Photo : Ph. Groscaux, Centre Camille Jullian

Storie Nostrum

Histoires des habitants de la Méditerranée il y a 2500 ans

Création sonore

Manifestation reportée

Horaires : 14h30-16h30

Format : deux siestes archéologiques d’une heure chacune avec une jauge limitée à 20 personnes pour chaque sieste.

Lieu : Site archéologique d’Olbia (Evénement en plein air), Route de l’Almanarre, 83400 Hyères

Institution organisatrice : Association « Histoires vraies de la Méditerranée » (Marseille), Service culturel de la ville d’Hyères.

Intervenants : Vincent Mespoulet, coordonnateur général du projet Storie Nostrum ; Jack Souvent, reporter à Radio-France, responsable de la production sonore des podcasts du projet Storie Nostrum ; Anca Dan (CNRS – AOROC-UMR 8546 ) ; Marie-Pierre-Dausse (MCF Paris 8 en histoire grecque, UMR 7041) ; Réjane Roure (MCF Montpellier 3 en  archéologie méditerranéenne, UMR 5140) ; Makis Solomos (Professeur de musicologie Paris 8).

Tous publics

Le projet Storie Nostrum est en année-pilote en 2021, avec comme support privilégié la création de podcasts. Au cours des Nocturnes de l’Histoire, nous proposons de présenter le projet selon deux axes :

  • faire entendre quelques créations sonores pilotes réalisées préalablement par François Beaune et Jack Souvant.
  • créer collectivement in situ un enregistrement sonore consacré au site d’Olbia à cette occasion. Le projet sera aussi présenté au Musée d’Histoire de Marseille dans le cadre du festival Oh ! les beaux jours en mai 2021, mais dans un format différent.

Page internet présentant le projet : https://histoiresvraies.org/storie-nostrum/.

Aux origines du projet : regarder vers l’Antiquité et questionner notre présent. Le projet Storie Nostrum s’inscrit dans une démarche nouvelle de l’association Histoires Vraies de Méditerranée (HVM). Jusque-là habituée à aller à la rencontre des Méditerranéens contemporains, HVM souhaite à présent faire aussi des incursions dans le passé afin de se mettre au service des histoires vraies de celles et ceux qui n’ont guère laissé de traces dans l’Histoire, a fortiori pour des périodes très anciennes. Cela suppose d’élaborer le passage d’histoires vraies d’anonymes impossibles à restituer à des histoires plausibles à co-construire. Nous privilégierons, dans un premier temps, l’époque où Grecs, Étrusques, Carthaginois et autochtones vivaient dans cet espace, c’est-à-dire il y a environ 2500 ans,  avant les conquêtes romaines et l’unification politique de la Mare Nostrum.

À la recherche d’histoires ordinaires : À quoi ressemblait la vie ordinaire des habitants des régions méditerranéennes il y a 2500 ans ? Les sources écrites, même épigraphiques, ne permettent le plus souvent de nous renseigner que sur une part infime des peuples méditerranéens et sur les catégories sociales les plus favorisées, sauf dans certains cas exceptionnels comme l’Égypte. En revanche, les traces matérielles laissées par les gens du commun et sur lesquelles travaillent les archéologues quand ils fouillent un habitat, une nécropole, une exploitation agricole, une épave sous les mers permettent d’interpréter les destins de l’écrasante majorité de paysans-artisans, pêcheurs, bergers, esclaves qui vivaient à l’époque.

Une rencontre entre archéologues, historiens, écrivains et illustrateurs : L’idée est d’allier la puissance d’évocation de la fiction à la rigueur scientifique de l’archéologie, d’ouvrir un dialogue fructueux entre des artistes maîtres dans l’élaboration de fictions et d’imaginaires et des chercheurs disposant d’un savoir savant constamment interrogé et réactualisé. La démarche consiste à sortir les archéologues de leur zone de confort en leur demandant d’imaginer une histoire vraie, fictionnelle par la force des choses mais scientifiquement fondée, qu’ils raconteront eux-mêmes sous la forme d’un enregistrement sonore après avoir travaillé la dramaturgie avec l’écrivain, illustrée a posteriori. La création d’un réseau de musées méditerranéens partenaires et la diffusion des histoires : L’objectif est de produire à terme une centaine d’histoires vraies qui seront mises à la disposition du public des musées, dans toutes les langues du bassin méditerranéen. Ces récits d’habitants fictifs mais ancrés dans une réalité matérielle se veulent des supports muséographiques permettant au public d’aller au-delà des objets exposés pour retrouver, en empathie et de façon incarnée, les hommes et les femmes de l’Antiquité. Ces créations sonores seront aussi diffusées sous la forme de séries de podcasts sur les radios partenaires culturelles de la Méditerranée. Un livre-recueil de ces histoires vraies de l’Antiquité sera publié aux éditions Actes Sud.

Lieux et types de manifestation